Une soirée planifiée pour une productivité optimisée
06/03/2019
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J’ai décidé de retourner à la compétition 10 ans plus tard. Voici ce que j’ai appris.

Vendredi dernier, j’ai fait une compétition de patinage artistique plus de 10 ans après avoir mis fin à ma carrière de compétitrice de haut niveau dans ce sport. Depuis que j’ai pris ma ‘retraite’, j’ai évidemment continuer à coacher, mais je patinais pour moi seulement 2-3 fois par année. J’essayais de faire quelques sauts et pirouettes, je sortais toujours de la glace avec un sentiment de liberté en me disant ‘je devrais donc patiner plus souvent!’

Au début 2019, j’ai eu l’occasion de patiner plus souvent pour moi et je retouchais à ma passion à chaque fois. En voyage sur la plage au mois d’avril, j’ai eu une espèce de vision en écoutant une musique (qui est devenue ma musique de solo) et un ‘aha! moment’ que je devais vraiment recommencer à  patiner pour de vrai (j’ai pas mal de ‘life changing a-ha moment sur la plage, voyez-vous!).

Je me suis donc acheté des nouveaux patins (les miens tenaient littéralement avec du tape tellement ils étaient usés) et j’ai recommencé l’entraînement spécifique avec comme but un peu intense, mais présent ‘in the back of my head’ de refaire de la compétition un jour.

Je me suis entrainée sur glace et hors glace, mentalement et physiquement, autour d’une blessure assez intense à la hanche/cuisse, tôt le matin, en gérant une business et pleins d’autres trucs au niveau professionnel et personnel.

En septembre, j’ai travaillé fort pour me monter un solo assez difficile techniquement que je voulais présenter en compétition rapidement (plans de voyage hiver 2019-2020 obligent) donc j’ai redoublé d’efforts pour être fin prête à compétitionner 2 fois en novembre. Ma première a eu lieu, comme je disais, vendredi dernier. J’avais décidé de ne pas le dire à personne (ou presque), de me pointer dans une compétition loin de ma région où personne ne me connaissait pour briser la glace et revivre cette expérience de fou 10 ans plus tard sans avoir la pression de performer devant un grand public.

Après un échauffement désastreux (disons que j’ai été TRÈS déstabilisée par plusieurs facteurs (hello stress!) auxquels je ne m’attendais pas du tout), j’ai réussi à faire mon solo avec presque pas d’erreurs, du plaisir, de la confiance et finir avec une grande fierté et satisfaction.

QUEL FEELING! (mes jambes shakent encore).

J’ai retenu tellement de choses de cette expérience: le travail est payant, on n’est jamais trop ‘vieux’ pour atteindre un objectif, il faut oser dans la vie, toujours place à amélioration, practice makes perfect, etc., etc., et la réaction de mon réseau (familles, amis, proches, anciens patineurs, élèves) – parce que oui, je l’ai annoncé après que j’avais compétitionné –  a été plus que overwhelmante (dans le bon sens du terme), donc je suis aussi contente de voir l’inspiration et l’impact que j’ai créé.

Mais j’ai maintenant le goût de vous partager plus en profondeur les 3 grandes leçons que je retiens de mon expérience qui pourront peut-être vous servir dans plusieurs sphères de votre vie (entreprise, entraînement, vie familiale, carrière, etc.).

1- Ne jamais sous-estimer l’importance de la préparation MENTALE.

TOUT part d’entre les deux oreilles : le mindset, la visualisation, les affirmations, le discours interne… Des outils ultra importants pour performer et rester en contrôle de ses moyens. Disons que j’ai été extrêmement déstabilisée dans mon échauffement et que si je n’avais pas mis autant de temps sur ma préparation mentale, ma performance n’aurait certainement pas été la même. J’aurais pu laisser ces 5 minutes m’ébranler, me remettre en question, me faire tomber dans mon solo, mais comme j’avais visualisé UN MILLION DE FOIS mon solo réussi depuis des mois, ce n’était même pas une option que ça aille mal le jour J.

2- Tout est question de CONFIANCE.

En toute honnêteté, je me souviens vaguement d’avoir fait mon solo ce soir-là. J’étais en genre de transe, sur le pilote ‘automatique’. J’ai boosté ma confiance dans les semaines précédent la compé, ainsi que le jour-même pour laisser mon corps faire ce qu’il avait à faire et éviter tout doute possible dans ma tête. Ça revient au mindset, oui, mais la CONFIANCE en ses habiletés, en sa préparation, en soi doit être inébranlable. J’ai mis mon cerveau à OFF, je me suis faite confiance (ça s’apprend… j’étais LOIN d’être comme ça il y a 10 ans, au contraire!) et j’ai laissé mon corps faire ce qu’il avait à faire.

3- On ne finit JAMAIS d’apprendre.

Même si ça fait 1 million de fois qu’on se retrouve dans la même situation (genre une compétition) et qu’on pense ‘tout savoir’, il y a toujours une leçon, un apprentissage à retirer. Bien que plusieurs événements peuvent sembler ‘pareils’, il y a souvent des différences subtiles qui font en sorte qu’on apprend et on retient des leçons différentes. À nous d’être ouverts d’esprit pour voir et accepter ce que la situation est entrain de nous apprendre – même (et surtout!) quand ça va moins bien. (P.S. J’ai appris que j’étais prête à 100% pour le solo… mais que j’avais pas mal oublié de me préparer pour l’échauffement).

 

J’espère que ces leçons et ma petite histoire vous inspirent d’une façon ou d’une autre. Mon but n’était pas de faire les sauts les plus difficiles, d’avoir un pointage de feu ou peu importe. Je voulais show up prête, avec confiance et passion.

Pour moi.

Coach Claudia